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Hamza

A 21 ans, le rappeur belge Hamza est en train d’infiltrer tranquillement le marché français. Après l’album H-24, un des succès critiques rap de l’année 2015, il est actuellement en tournée et bosse sur sa prochaine mixtape, très attendue.
Le rap belge monte tranquillement, et Hamza en est l’un des principaux fers de lance. Le Bruxellois (originaire de Laeken plus précisément) est en train de sortir du lot, à 21 ans, et une image bien rodée au compteur. Jusqu’à venir titiller le rap français à base de références piquées à Atlanta et à Toronto. Après son album/mixtape H-24, il taffe sur son prochain projet, Zombie Life, qui devrait faire grand bruit ; le tout entre les dates de son actuelle tournée, passée par le gros dawa de La Maroquinerie parisienne.

Défenseurs devant l’éternel du rap conscient (ça existe le rap conscient?), s’abstenir :
” Ce qui m’inspire le plus, c’est la femme. C’est ce qui inspire le plus les musiciens en général. Et il y a tout qui va avec : la drogue, l’argent… Si j’écoute de la musique, il me faut quelque chose qui donne envie de danser. Pas un truc qui me donne envie de chialer, qui me fasse chier. Tu vois, MHD, il peut très bien faire son titre « Champions League » et faire danser les gens. Il n’y a pas forcément de thème. “

La mélodie, c’est la force de Hamza. Son enfance est bercée par les kilomètres dans la voitures familiale avec son père, qui met Teddy Riley à fond. Les rues de Laeken résonnent le r’n’b de l’époque. Rentré dans sa piaule, le gamin de douze ans lance un morceau de 2Pac et commence à écrire. Il suit ses études en parallèle, mais le rap le happe un peu trop, lui et ses potes.

Ensemble, ils forment le groupe Kilogrammes Gang. La came est déjà une préoccupation, mais rien de bien sérieux ne sort. Ce n’est que lorsqu’il se retrouve seul, que ses potes passent à autre chose, qu’il mûrit sa musique et son projet. Car l’autre force de Hamza, c’est la maturité. Et ça, dans le rap, ça paie bien souvent.

” A Bruxelles, la scène rap commence à se former sérieusement. Elle a toujours existé, mais à l’époque, quand c’était le moment de passer à la vitesse supérieure, les mecs n’y arrivaient pas. Ca bloquait. Mais grâce à Stromae, qui vient du hip-hop, pas mal de portes se sont ouvertes. Maintenant, les jeunes, ils sont chauds ! Des mecs comme moi vont arriver, Damso, … Bruxelles, c’est petit, donc on se connaît tous. On s’est tous déjà rencontrés en soirées, en studio, et des studios, y’en a pas dix milles. On se motive, on fait des sessions ensemble. On va essayer de faire beaucoup de collaborations cette année. “

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